<< Il y a un début à tout >> Pour la première fois, il l'avait tellement regetté.

<< Il y a un début à tout >>        Pour la première fois, il l'avait tellement regetté.


Prologue

_______________________________________________<< Rescue me >>

Une larme peut toujours montrer la faiblesse d'une personne. Celle-ci je l'avais perçue chez moi. Tout le monde se demandait ce que je faisais ici. Il me dévisageaient de haut en bas. Avais-je l'air tellement horrible ?
Je me sentais sale, anéanti comme si l'on m'avait enlevé quelque chose. Sous mes genoux, le sol était envahi d'une immense flaque de sang. Je vomissais ce liquide rougeâtre toutes les cinq minutes. Est-ce que je ressentais une douleur ?
Non aucune. Tout semblait étrange. Je devais être mort depuis longtemps, pourtant j'étais encore là. Ces regards tournés vers moi me faisaient peur. Personne n'allait m'aider. Comme toujours.

La larme s'écoulait lentement sur ma joue irritée et se noya dans la flaque de sang. Mes yeux se plongèrent dans cette couleur de rouge vif. Éperdument, j'attendais que quelqu'un vienne m'aider. Je n'osais même pas prononcer un mot, de peur. On m'a déjà humilié comme ça. Cet endroit a toujours été l'Enfer pour moi.
Le lycée.
Qui voudrait aider un adolescent de treize ans ?
Personne. Soit disant à cause de mon apparence. Je n'espérais plus. Je m'inquiétais de mon propre sort.
Le sang me remontait dans la gorge. Je vomis à nouveau. Cette sensation était toujours horrible. Par après, cela me soulageait de toute cette souffrance.

Quelqu'un s'avançait vers moi. Je le reconnaissais par le reflet de la flaque. C'était Tom, mon frère jumeau. Il n'était pas là pour m'aider. Il était comme ces jeunes, il me détestait depuis notre naissance. Je n'avais jamais su pourquoi. je n'avais jamais le temps de m'en soucier. Il me méprisait et je ne pouvais rien faire.
D'un geste violent, il m'agrippa par le T-shirt. Il était de très mauvaise humeur, à cause de moi. Encore une fois. Il me soulevait vers le haut. J'étais terrifié. Je préférais qu'il ne soit pas là. Le souffle court, j'attendais que tout s'arrêtait.
D'un coup, il me jeta en arrière très violemment. Atterrissant sur le sol inondé de mon sang, je jetais un bref regard sur lui. Je faisais pitié.

- Bien fait pour toi, Pourriture ! Me lança-t-il sèchement.

Un éclat de rire se faisait retentir en un écho. Ils se moquaient de moi, tous avec le même regard méprisant. Tout devenait flou. Mes yeux me brûlaient. De grosses larmes chaudes envahirent mes joues. Chaque fois qu'il m'humiliait, je ne pouvais pas m'empêcher de pleurer. Je ne comprenais pas. Notre lien fraternel était tellement fort et pourtant j'étais étranger à ses yeux. Pourquoi ?
Je me vidais de mon sang et me voir souffrir ne le gênait pas du tout.
Finalement, je finis tout de même par m'évanouir, dans cette rivière de sang.




Impressions ?
Dites-moi tout. Je vous l'ordonne. Je plaisantais bien sûr. C'est un début assez triste, je trouve. Pas vous ?
Bon assez parlé. C'est ma première fiction Yaoi que j'ai écris il y a un an déjà. Mais avant de mettre la suite, je voudrais savoir si elle vous plaît. Merci. Bisous
.

Personnes à prévenir :

Bill-Stille × loreleil591
× o8h × 02h45-x × Schrei-Fur-MichxX × sofie-x3 × x-Je-te-le-promets-x × x-ScandaliciOus-Extasiie × x-Beste-Sunde-x × BillKaulitz-pere × J0-0HANNA-X3 × x--envole-toi--x × Hily-fics-thXX × x-mein-engel-yaoi-x × marianneg0200 × black-imagination-x × x-fleur-noir-39-x

# Posted on Monday, 02 February 2009 at 2:53 PM

Edited on Friday, 14 August 2009 at 10:33 AM

<< Etre différent, c'est être soi-même >> Il voudrait seulement être respecté comme les autres.

<< Etre différent, c'est être soi-même >>  Il voudrait seulement être respecté comme les autres.
Chapitre 1. Première Partie



Je marchais lentement. Je n'étais pas vraiment pressé. Retourner au lycée après cet incident, ne me motivais pas du tout. Mon sac n'était pas très lourd. Heureusement. Je me sentais encore faible malgré être passé une semaine à l'hôpital, pour guérir.
Ce jour sera gravé dans ma mémoire à jamais.
Je voulais fuir l'horreur que j'ai vécue depuis tant d'années. Je n'y arrivais pas.
Ils étaient lâches, et le seront encore.

L'établissement n'était plus très loin. D'autres élèves s'ajoutaient au chemin. A peine, m'avaient-ils vu, qu'ils commençaient déjà à chuchoter. J'entendais tout ce qu'il racontaient sur moi. Ils pourraient être plus discret. J'avais une ouïe incroyablement fine et mes oreilles étaient très sensibles à chaque sons, qu'ils soient aigus ou graves. J'en avais marre. Plus je m'approchais de cet endroit, les lycéens devenaient de plus en plus nombreux et me dévisageaient dégoutés. J'avais l'impression d'être un extraterrestre que tout le monde découvrait.

J'y avais aperçu Tom, avec ses amis. Il m'avait vu aussi. Lamentable. Je ne voulais même pas qu'ils me remarquent. Leurs regards méprisants m'atteignirent tel des flammes de feu. Accélérant le pas, je détournais les yeux pour les fuir. J'étais obligé de passé à côtés d'eux. Là, quelqu'un me bouscula bien exprès pour que j'atterrisse au sol. Au même endroit, où je me vidais de mon sang. Le temps n'avait pas le temps d'enlever le sang séché. J'étais agenouillé. Cette personne se planta devant moi.

- T'as vu ce que c'est ? C'est à cause de toi qu'il a des traces de sang sur le sol. Espèce de Pourriture ! S'écria-t-elle.

Crève. Bien sûr, toujours de ma faute. C'était delà de mes limites.
Je pris mon courage à deux mains, sans réfléchir aux conséquences. Je me levais, face à ce jeune garçon qui semblait être un ami à mon frère. Je le défiais du regard.
Cela ne me ressemblait pas. Mais bon, tanpis.

- Tu ne sais pas ce que tu dis, commençais-je à lui répondre avec mépris. Je pense que tu ne sais pas ce que tu es, non ? Et bien, je vais te le dire. Tu es un lâche, comme tous les autres. Tu n'en vaut pas le peine !

Tous me dévisageaient. J'attendais qu'il me réponde. Comme il restait immobile, à me regarder ébahi. Je m'en allais sans leur accorder un seul regard. J'étais encore observé, par mon frère jumeau. Il était tout aussi étonné que les autres. Mais, je ressentais sa colère, je savais pourquoi.
J'avais rabaissé son pauvre ami devant tout le monde.
J'étais fier de mon acte.
J'étais en danger, je m'en contre fichais. J'y avais l'habitude maintenant. Je baissais la tête pour éviter les yeux rivés sur moi. Je me dirigeais vers la porte pour entrer dans le couloir. La sonnerie retentit à ce moment là, grimaçant de douleur, je me bouchais les oreilles. Elles me faisaient mal. Seul, j'avançais vers la salle de français, une des matières que je détestais le plus. Par ailleurs, je n'aimais pas mon professeur.

Mon professeur n'était pas là. Génial. J'étais venu en cours pour rien, encore une fois de plus. Il était souvent absent le lundi matin. J'étais censé avoir quatre heures de français aujourd'hui. Je n'avais plus que le choix de rentrer à pied. Inconvénient. C'était souvent à ce moment-là que l'on me tabassait et même voire violer. Tom n'était pas dans ma classe, tant mieux. Son meilleur ami y était par contre.
Cette fois-ci, alors que je marchais pour rentrer chez moi, il ne m'avait pas croisé. C'était bon signe.
Normalement, je ne devrais pas me réjouir trop vite. Les pressentiments, je les ressentais une demi-heure à l'avance. Le ciel était dégagé. Un faible rayon de soleil me caressait la joue droite. Il faisait assez froid. Peut-être était-ce pour cela que je n'avais pas croisé ces crétins ?
J'espérais vraiment. J'étais bientôt arrivé à destination. J'avais du mal à avancer. Je l'avais déjà dit : je me sentais faible. En général, marcher ne me dérangeais pas, mais là, j'étais sur le point de m'écrouler. Je voulais appeler ma mère mais je ne fis pas. De un, je ne voulais qu'elle s'inquiète pour moi et de deux, je n'avais plus que huit cent mètres à parcourir.

Merde. Tom était juste à la porte d'entrée, moi, devant le portail. Il m'avait remarqué. Son regard m'atteignit comme un coup de poignard dans le c½ur. Aïe.
Il n'était pas vraiment de bonne humeur. Ce n'était vraiment pas rassurant. Je le voyais entrer à l'intérieur de la maison en claquant violemment la porte. D'accord. Mais qu'est-ce qu'il a aujourd'hui ?
Était-ce à cause de moi ?
Comme d'habitude, quoi. Je soupirais longuement pour me détendre et franchis le portail. Une horrible onde d'angoisse m'envahit alors que je m'approchais de cette porte. J'avais peur.
Mes jambes tremblaient. Mon Dieu, mais qu'est-ce que je vais faire ?
Avec beaucoup de mal, ma main se posa sur la poignée. Hésitant, je la descendis. Je n'avais pas eu l'occasion de pousser la porte, elle s'ouvrit toute seule. Enfin, c'était mon jumeau qui l'avait ouverte.
En le voyant face à moi, mon c½ur fit un bon dans la poitrine.

- Bon, tu vas entrer ou tu veux une invitation spéciale ?! Me cracha-t-il dans la figure, enfin presque.

Sympa, le mec. Vraiment. J'en avais marre qu'il me parle comme ça. Qu'il me détestait, tout cours. Il me laissa passer et referma la porte derrière moi. Je me demandais pourquoi il était déjà ici. Devais-je lui demander ?
Je ne m'en sentais pas capable. Doucement, je me débarrassais de mon sac pour le poser sur le sol. Je voulais aller dans ma chambre. Pour le fuir. Je ne le sentais pas du tout, aujourd'hui. Comme les autres jours, d'ailleurs puisque c'était pareil tous les jours.

- Tu vas où comme ça ?! Me demanda-t-il avec le même ton.

Je me stoppai et me tournais vers lui. Il était juste devant moi. Je tremblais encore plus. J'étais complètement terrifié par son regard. Au secours. Je le regardais dans les yeux. Incapable de bouger.

- D ... dans ma chambre. P ... pourquoi ? Répondis-je, d'une petite voix.
- J'ai à te parler.

C'était toujours ce ton que je n'aimais pas. C'était comme s'il voulais se débarrasser de sa phrase.
Mes battements de c½ur accélèrent.
J'espérais vraiment qu'il n'allait pas me frapper.

- Pourquoi t'as fait ça ?! Pourquoi étais-tu obligé de rabaisser mon Ami devant tout le monde ?! Hein ?! Continuait-il en élevant la voix.

J'en étais sûr. Ça recommençait.
Je ne savais pas quoi faire. Me détendre. C'était peut-être la meilleure solution. Je n'y arrivais pas.
Il me faisait tellement peur. Je n'osais même pas répondre. Mes membres tremblaient tellement, que j'avais l'impression que j'allais bientôt m'évanouir. Que quelqu'un me sauve, merde !
Je ne répondais toujours pas et il perdait patience.
Une menace, deux menaces. Je me demandais comment je faisais pour tenir à tout ça.

- PUTAIN, TU RÉPONDS !

Arrêter. Je voulais qu'il s'arrête. Je le voyais m'agripper par le blouson. Mes yeux se fermaient. Horreur. Je me sentais affaibli.
Je pensais qu'on aurait entendu son cri jusque chez les voisins.
Ma vue commençait progressivement à se troubler. Des larmes s'apprêtaient à couler sur mes pauvres joues. Me mordant légèrement les lèvres, j'essayais de les retenir. Ça avait échoué. La première larme s'échappait de mon ½il droit. Non. Il me souleva en me regardant avec ses yeux qui me fusillaient. Il se déplaçait rapidement.
On entendit un bruit sourd. Enfin moi. Une douleur traversait mon dos.
Un hurlement de douleur. Je ne respirais plus pendant au moins cinq secondes, sûrement à cause du choc. Une rivière de larmes s'écoulait sur mon visage. Je ne pouvais plus bouger, j'étais piégé. Il m'avait plaqué violemment contre la porte de la cuisine.

Fin de la Première partie.



Deuxième Partie.

- Je te préviens, si tu refais ça, tu vas le payer cher. Très cher. C'est toi qui n'en vaut pas la peine ! Tu sais ce que tu es ? Une tafiole. Ouai, une tafiole. Tu n'as rien à faire ici, tu es une erreur de la nature. Dégages avant que Gustav et Georg te voient ! Me lança-t-il sèchement, en me lâchant.

Dégouté. Des paroles blessantes. Comme toujours, mon c½ur se serra. Il ne changera jamais. Mal, j'avais mal. Entendre son propre frère dire que l'on est une erreur de la nature, c'était la pire des chose que l'on pouvait m'annoncer.
Je ne cessais de pleurer. Je me vidais de cette souffrance. Il y avait trop de choses qui me tenaient à c½ur, que je devais lui dire. Je n'avais plus le choix. Pendant une fraction de seconde, mes yeux s'étaient fermés et s'ouvrirent aussitôt. Il était encore là, en face de moi.

- C'est la première fois que tu es sincère avec moi. Je t'en félicite, vraiment. Ça fait chaud au c½ur, crois-moi.
- Merci, c'est très gentil. Répliqua-t-il, presque avec naïveté.
- Non mais je te jure ! Quel crétin ! Si au moins quelqu'un pouvait se rendre compte combien mon frère n'est qu'un gros nul ! Et bien sûr, je suis le souffre-douleur de tout le monde, juste parce que l'on croit que je suis gay ! Mais par pitié, arrêtez vos gamineries ! Évoluez donc, merde ! Regardez autour de vous, sales égoïstes ! Vous êtes tous concernés. Tous ! Pour finir, je tiens à te dire que je ne suis pas gay, pas gay ! Tu comprends ça ?!

Merde. Qu'est-ce que j'ai fait ?
Je n'aurais jamais dû dire ça. Jamais. Trop tard, je ne pouvais plus revenir en arrière. Ce qui était fait est fait maintenant. Je ne pourrais plus rien changer. Immobile, il me regardait comme s'il culpabilisait. C'était la première fois que je le voyais réagir comme ça. Cela ne lui ressemblait pas et je savais exactement que j'allais le payer encore une fois. J'en était sûr, mais je ne saurais dire quand.
Retenant ma respiration, de peur. Il me fusillait encore du regard.

- Tu vas le regretter ! Me répondit-il, en murmures.

Il s'en alla. C'était tout ?
À vrai dire, je n'en croyais pas mes yeux. Il s'était contenté de me répondre ça ?
Non, ce n'était pas possible. Pourtant si. Je laissais retentir un long soupir, j'étais soulagé. La douleur éradiait toujours mon pauvre dos. Cela m'avait complètement achevé, en plus je n'étais déjà pas en grande forme. Mes paupières étaient lourdes et les larmes s'écoulaient lentement sur mes joues. Je n'en pouvais plus, je glissais sur le sol, assis contre la porte. Je laissais mes yeux se fermer et me laissais sombrer dans l'inconscience, tout doucement. C'était le seul remède.

Ellipse. Dix jours plus tard.

Rien. Rien ne pouvait me rendre heureux. Rien n'avait changé. Comme toujours. Ma mère était tellement désespérée, elle était la seule personne qui tenait à moi. Comme moi, elle ne supportait plus Tom. Elle voulais l'envoyer dans un centre éducatif fermé, à cause de ses comportements turbulents envers moi. Elle ne pouvait pas, je n'étais pas d'accord. C'était mon frère jumeau, je ne pouvais pas vivre loin de lui malgré qu'il me détestait. Nos âmes n'en faisait qu'une seule.
Elle était là, en face de moi à me regarder attentivement. Assis sur mon lit, mon regard était vide.

- Bill, dis-moi ce qu'il t'a fait ... s'il te plaît. Me dit-elle, d'une voix douce.

Dire quoi ?
C'était toujours la même chose. Je ne pouvais pas le raconter, même à elle. J'en étais incapable et désolé. Cela devenait se pire en pire. Ils m'achevaient à chaque fois.

_________________________________________<< Disappear >>

Oui, je voulais disparaître. Partir loin. Je l'avais payé très cher, ça oui, quand j'avais pété les plombs devant lui. C'était sûrement ça qu'elle voulait que je lui raconte.
Elle soupirait d'ennui, elle savait qu'elle ne tirerait rien de moi.
Je ne réagissais pas, enfin toujours pas. Recroquevillé sur moi-même.
Mes émotions se chamboulèrent subitement.
Je n'avais qu'une seule envie : crier le plus fort possible. Je me retenais.
Froid, j'avais froid. La pièce n'était pas chauffée.
Je regardais ma mère abandonner ma chambre. Elle me laissait seule. J'en avais besoin.
Éperdument, je restais immobile à me réchauffer comme je pouvais.

C'était injuste. Trop même. Pourquoi méritais-je tout cela ?
J'aimerais tant pouvoir répondre à toutes mes questions. Étranges qu'elles soient, énigmatiques qu'elles soient. Je voulais absolument la réponse.
Je voudrais seulement qu'on m'aide. Peut-être avait-il raison ?
Oui, c'était sans doute ça. Une erreur fatale de la nature. Mais alors, pourquoi ne suis-je pas encore mort ?
Non, ce n'était pas vrai. Je n'y croyais pas. C'était stupide de penser à ça. Stupide.

Dehors, le temps était mauvais, comme chaque jour d'octobre. Ce n'était pas vraiment sorcier, à vrai dire. Je voyais par la fenêtre, les nuages gris se rassembler pour le début d'un orage. Génial, je détestais les tempêtes. J'avais peur. Enfin , bref c'était normal pour moi.
Lentement, je me levais, je me sentais un peu seul ici. C'était trop monotone et puis il ne faisait pas chaud. Saleté de radiateur, il ne fonctionnait plus. Je voulais être auprès de ma mère.
Pour cela, il fallait que je descende. Le problème était que Tom était dans le salon avec ses amis musiciens, Georg et Gustav. Je ne les connaissais pas, je ne les ai jamais vu en plus. Je ne voulais pas de toute façon.
Il parlaient de musique. Intéressant.
Je détestais ça. Enfin, depuis un certains temps, j'évitais toutes conversations. J'étais dégouté, même plus que cela. Je ne pourrais pas vraiment décrire ce qui m'arrivait.
Je passais juste à côté d'eux. Quel manque de pot. Étais-je obligé de mériter ça ?

- Dégages, avant que je te bute ! Sale mauviette !

Cela devenait une habitude pour moi, il m'insultait ou me menaçait.
Vous auriez dû voir leurs têtes. Trop hallucinant. Les pauvres, ils ne comprenaient pas ce qui ce passait entre lui et moi. Encore heureusement, je ne voulais pas qu'ils le sachent.

- Calme ! J'peux même plus aller me chercher un verre d'eau, maintenant ?! M'écriais-je.
- Ta gueule !

Pourquoi avais-je dis ça. ? J'étais stupide.
Je ne devais pas lui répondre, non. Tanpis, j'allais de nouveau le payer. Bizarre. Gustav et Georg semblaient être différents des autres. Je me demandais pourquoi je réfléchissais tellement. Je me remplissais juste le verre. J'étais trop fort pour ça. Ma mère n'était pas là. Mais où a-t-elle pu aller ?
Alors que je m'apprêtais à sortir, un des deux amis de Tom entrait dans la cuisine.
Merde.
Il me souriait gentillement. Je ne comprenais rien du tout. Mon c½ur commençait déjà à s'emballer. J'avais peur. Lentement je reculais, je tremblais. Il était surpris.

- Ça va ? Me demanda-t-il, calmement.

Oups. Je me mettais à paniquer pour un rien. Il voulait juste se chercher quelque chose à boire ...

Fin de la Deuxième Partie.

Troisième Partie.

Mais mince, je ne contrôlais plus rien. Je ne savais même pas si je devais lui répondre, ou pas. Je ne savais même pas son nom. Il me fixait toujours avec cette air étonné, en buvant quelques gorgées de Coca qu'il s'était cherché dans le réfrigérateur.
Je ne voulais pas le déranger, alors, je me précipitais vers la porte pour le fuir.

- Tu ne veux pas rester ici ? Me demanda-t-il en m'interrompant en plein élan.

Il était tellement calme et gentil avec moi. Cela me faisait bizarre. J'avais l'habitude que l'on soit cruel avec moi. Lentement, je me tournais vers lui. Le regardais attentivement. Il attendait ma réponse.
Pas de réponse. Ouais, je ne lui avais pas répondu, je n'arrivais pas.
Baissant ma tête pour éviter son regard, je me tournais à nouveau vers la porte. Il ne ripostait pas. C'était soulageant. Je n'avais pas grande envie de parler. Je posais la main libre sur la poignée, hésitant, de l'autre côté se trouvait mon frère. Et puis merde, qu'est-ce que je m'en fiche !
La poignée descendit.

- Il va te tabasser, si tu sors de cette pièce ! M'avertit-il, d'une voix rapide et incertaine.


Il n'était pas rassuré. Cette voix m'indiquait qu'il s'inquiétait beaucoup sur mon sort.
Le pauvre, il ne saura jamais ce que Tom me faisait subir. Jamais.
Je ne me retournais pas. Pas cette fois-ci. Je devais absolument fuir son regard.

- Tanpis, alors il me tabassera.
- Reste encore, je voudrais savoir ton nom, juste ton nom, et tu pourras partir si tu le souhaites.
Recommença-t-il à me supplier.

Partir, ça oui. Si au moins il savait que je détournais le sens, enfin pas exactement, de ce mot. Partir pour ne plus revenir. Hors ce << partir >> signifiait pour lui : partir pour revenir un jour.
Il y avait une nuance, non ?
Je soupirais longuement. J'hésitais vaguement à répondre quelque chose.

- Il vaudrais mieux que tu ne saches pas qui je suis.

Je savais qu'il serait déçu. Je ne pouvais pas m'attacher à lui. Je ne le connaissais pas.
Depuis longtemps, je ne faisait plus confiance à quelqu'un.
Je voulais qu'il m'oubli. C'était la meilleure solution.
J'ouvris la porte. Il m'attendait déjà. Je sentais mon c½ur se serrer. Furieux. Je n'avais rien fait pourtant. Ah si, je lui avais répondu après qu'il m'ai insulté. Je franchissais le seuil.
C'était con.

Je n'avais plus le temps de réagir, qu'il s'apprêtait à m'envoyer la sauce. Il attendait encore. La porte s'était refermée derrière moi. Immobile, je ne pouvais pas bouger. Paralysé, j'étais paralysé.
Des images de sang me parvenaient , subitement, aux yeux et y défilaient comme un film. J'étais terrorisé. Je n'arrivais plus à tenir debout. M'effondrant sur le sol, avec un bruit de verre cassé, mes nerfs m'avaient complètement lâché. Je n'avais plus le contrôle de mon corps. Pendant quelques secondes, je ne savais plus qui j'étais. J'étais terriblement angoissé.
Je le voyais surpris. Il desserra son poing, il avait remarqué que quelque chose n'allais pas , mais ne faisait rien non plus. Mon cerveau ne fonctionnait pas. J'étais incapable de parler ou de me relever. Je pouvais juste penser et voir ce qui se passait autour de moi. La conscience de mon frère me retenait de l'engouffrement sans qu'il le veuille.
Heureusement qu'il ne m'avait pas frappé, car sinon je ne saurais pas ce que je serais devenu. Il s'en alla, faire je ne savais trop quoi. Je le regardais s'éloigner de moi. Mon regard se perdait très loin dans le vide. Son ami ne comprenait pas non plus ce qui ce passait.
Il avait les cheveux long et lissés et avait une carrure assez forte.

Petit à petit, je reprenais le contrôle de mon corps. Je n'avais même pas adressé un seul mot à son ami. L'autre n'était même pas sortit de la cuisine.
Pathétique. Ou bien avait-il honte de lui ?
C'était sûrement ça, en plus je le trouvais vachement timide.
J'avais réussi à me relever. Ma main gauche était en sang. Un morceau de verre m'avait coupé la paume. Je ne ressentais aucune douleur. Sûrement à cause de l'habitude.

- Ça va ? Me demanda l'autre connaissance de mon frère.
- NON.

Mais qu'est-ce qu'il ont tous à me demander comment je vais ?
Cela ne se voit pas que je souffre à cause de mon putain de frère ?!
Marre quoi ! Qu'on me laisse tranquille, une fois.
Il n'osait même pas répondre. Je lui lançais de très mauvais regards noirs.
Je m'en allais sans lui accorder d'autres paroles.
Ils m'avaient énervé ces deux-là.

Ellipse. Le lendemain.

Aujourd'hui, je n'avais que deux heures de cours, Allemand et Anglais. Rien qu'en y pensant cela me faisait déjà chier.
J'étais en train de me préparer. Enfin, je n'avais plus que les chaussures et ma veste en cuir à enfiler. C'était tout le temps pareil, le matin, Bref c'était la routine. Je m'en lassais de trop. C'était une vie de merde, un monde de cons. J'essayais à plusieurs reprises, de me retenir de frapper avec mon poing, tout ce que je vois. Cela me dégoûtait vraiment un peu de trop. Je n'étais pas d'humeur ce matin.
Mon frangin marchait dans tous les recoins de la maison. Il va encore finir par me rendre fou. J'avais oublié que cela ne mènera à rien. Il n'avait rien à foutre de ce je ressentais.
Lui, il était super heureux. Il allait partir avec sa classe pendant trois jours, dans le Forêt Noire. D'ailleurs, je ne savais pas pourquoi. En même tant, j'en avais rien à battre.

Heureusement que je suis sortis de cette demeure, l'autre guignol commençait à s'énerver parce qu'il ne trouvait pas sa casquette préférée. Hein ? Mais pourquoi j'avais traité mon jumeau de guignol ? Je commençais vraiment à douter sur ma façon de penser.
Mon Dieu, ne serais-je pas en train de grandir ?
Mais pourquoi commençais-je à paniquer comme ça ?
Je ne me reconnaissais plus. Ce n'était vraiment pas normal. Tout en marchant, j'essayais de me calmer un peu. Je n'avais plus de forces, malgré cela je continuais d'avancer courageusement. Je ne sentais plus ma main blessée.
J'avais froid. Dans ma poitrine, mon c½ur commençait à faire des coups violent.
Ma vue se troublait petit à petit.
Une douleur énorme de réveilla dans mon dos, qui m'empêchais de respirer normalement.
Ce que je trouvais étrange, c'était que je pouvais encore marcher.
Quelque chose me remontais par la gorge, un liquide chaud qui avait le goût du sang.
Non pas ça. Je croyais être guéri de cet incident. Je me trompais depuis le début.
Ma bouche en était pleine. Je devais vomir. Je ne pouvais pas. Je ne devais pas, maintenant.
Des lycéens empruntaient déjà le chemin qui menait vers le lycée.
Une pression écrasante se faisait sentir au niveau de mon foie. L'autre main se plaçait sur ma poitrine comme si elle essayait d'empêcher que la douleur se réveille.
Je ne pouvais plus me retenir de vomir. C'était au-delà de mes limites.
Des larmes me remontaient aux yeux quand le sang passait par masse par l'½sophage.
Ça faisait mal, très mal et c'était horrible.
Comme la dernière fois, par après cela soulageait. Cela me rendait complètement fiévreux.
Cette flaque me rappelait tant de mauvais souvenirs.

____________________________________________<< Help me ... >>

Je ne tenais plus debout. Ce n'était plus possible. Cela rendait à la fois fou de rage. Je me vidais de tout en hurlant. Tellement, je n'en pouvais plus.
Ils me regardaient tous de travers. Ils ne comprenaient pas ce qui m'arrivait. J'étais vraiment à bout de force.
Violemment, je me baissais pour vomir cet abominable sang. Je croyais pire que les fois précédentes, car la j'avais l'impression que l'estomac me remontait dans le gorge. Je m'effondrais sur le sol en pleurs. Le sang me giclait dans la figure.
Il y a huit jours.
Il m'avait violé.
Mon propre frère.
Mes yeux se fermaient, tout était noir et inaudible.


Fin de la Troisième Partie.
Fin du Chapitre 1

Impressions ?
Cette suite me semble un peu plus longue. Cette fois-ci, j'en suis fière.
Dîtes toujours ce que vous en pensez.
Pour la prochaine fois, on entamera le Chapitre 2.
Merci de votre intérêt et à bientôt.

# Posted on Sunday, 08 February 2009 at 11:00 AM

Edited on Monday, 25 May 2009 at 2:21 PM

<< Avoir une maladie, c'est horrible pour un jour, mais par après on s'y habitue >> Même sans espoir, il le confirmait.

<< Avoir une maladie, c'est horrible pour un jour, mais par après on s'y habitue >> Même sans espoir, il le confirmait.
Chapitre 2. Première Partie.


Quelque chose résonnait dans mes oreilles, douloureusement, qui m'avait réveillé. C'était comme un bruit répétitif d'une machine. Une odeur de désinfectant me parvint au nez.
Ne me dîtes pas que je suis à l'hôpital ?! Je ne me trompais pas, même sans avoir les yeux ouverts.
Quelqu'un me tenait la main droite, j'avais tout de suite su que c'était ma mère.
Lentement, j'ouvris mes paupières.

- Bill, tu es enfin parmi nous.

Mais pourquoi m'a-t-elle dit cela ?
Je ne comprenais pas.
Mon regard se posa sur elle. Une larme s'échappait doucement de ses yeux. Je détestais qu'on pleurait pour moi, ou à cause de moi. Elle serrait ma main très fort contre la sienne. Elle ne me quittait pas des yeux.
Je restais insensible envers elle, encore une fois. Elle pleurait.
Cela ne me faisait rien. Je savais qu'elle voulait me serrer dans ses bras. mais elle n'osait pas. De peur que je la repousse. Personne n'avait encore réussi depuis que je me faisais frappé ou violer. Je ne pouvais plus et j'en avais peur.

- Pourquoi suis-je ici ? Lui demandais-je, d'une voix faible.
- C'est ce que je voudrais savoir ... Bill.

Je croyais qu'elle le savait. Je me trompais, loin de là. Je savais pourquoi, j'étais là. Je voulais juste entendre sa réponse. Je ne pouvais pas lui le dire, c'était trop dur. En plus de cela, je ne lui faisais pas confiance. Je ne savais pas pourquoi. Pour moi, c'était impossible.
Elle attendait, avec patience, que je lui réponde.
Quand va-t-elle comprendre que je ne lui le dirais pas ?
D'un mouvement, je détournais le regard, pour lui faire comprendre que je ne le raconterais pas.
Elle soupira, déçue. Elle ne baissera pas les bras, elle continuera.
Et moi, je ne cèderais pas.
La porte s'ouvrit, laissant apparaître mon médecin de la dernière fois. Super.
Qu'est ce que je le déteste. Il s'arrêta devant le lit, où j'étais allongé.
Il nous regardait avec ses yeux neutres. Pitié, faîtes que ça ne soit pas tellement grave. S'il vous plaît.
Son regard se faisait plus pesant, et cela me faisait flipper.
C'était comme s'il me dévisageait et cherchait une réponse. Je ne comprenais pas.
Ma mère semblait inquiète.

- Bonjour, Bill. J'ai le diagnostic.
- Alors ? Lui demanda ma mère.
- C'est assez compliqué à dire au niveau des vomissements de sang, nous n'avons rien trouvé qui nous puisse aider à comprendre ce phénomène. Il est probable que ça continue. En revanche, nous avons trouvé autre chose. Il est atteint du virus du VIH.

Boum. C'était ce que mon c½ur avait fait quand j'avais appris cela. Mon regard se noyait dans le vide.
Comment était-ce possible ?
Pourquoi moi ?
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? ...
Ma mère avait eu la même réaction, sauf qu'elle me regardait complètement achevée par cette nouvelle.

- Depuis quand ? Questionna-t-elle, sans me quitter des yeux.

- Exactement, cinq jours. Bill, nous sommes obligé de vous poser cette question :
aviez-vous eu des rapports sexuels ?


Han, mais bien sûr, des rapports sexuels. Non mais, il ne va pas bien lui. je n'avais rien fait. Rien du tout de ce genre. Et ce jour-là, on ne m'avait pas violé. Je m'en souvenais parfaitement. Mais alors comment ai-je eu cette maladie ?
Le piercing à l'arcade sourcilière droite. Je l'ai eu , il y a cinq jours. Ça ne pouvais que venir de ça. Ouais.

- Je n'ai pas eu de rapports sexuels. Si vous vouliez savoir. Je ne mens pas. Je m'en souviens encore. Par contre, je me suis laissé faire un piercing à l'arcade sourcilière droite. Ma mère était avec moi. Ça ne peut venir que de ça.
- Ce que vous dîtes est probable. C'est un accident de la nature. Nous en sommes désolés. Vous avez un traitement à prendre, qui s'avéra pénible. Mais c'est le seul moyen de rester en vie. Vous devriez rester une semaine ou deux, ici.
- Je refuse de rester ici. Je ne veux pas. Je veux sortir aujourd'hui de cet hôpital.
- Bill, tu ne peux pas. Murmura ma mère.
- Je préfère profiter de ma vie, libre au lieu d'être emprisonné dans cet endroit lamentable.

Ils me regardaient, tout deux ébahis, de ma réponse. Ben quoi ?
Je détestais cet endroit, cette odeur dégoutante me donnait la nausée et ces bruits, me donnaient des maux de tête. Mon regard se posait sur la fenêtre. Pas la peine, de voir leurs têtes. J'en avais plus rien à foutre de ce qui va se passer aujourd'hui, demain ou après-demain. Je savais exactement que j'allais mourir un jour. A cause de cette maladie. de toute façon, cela m'arrangeait. Je n'avais plus rien à faire dans ce monde cruel. Il pleuvait. J'aurais cru à l'instant que quelqu'un d'autre que ma mère, se souciait de moi.
Mais qui ? Je voulais tellement le savoir.

- Vous pouvez sortir d'ici, aujourd'hui. Mais vous serez obligé de prendre un traitement.

C'était cool. Vraiment. Je m'en fichais obstinément.
Dans la vie, la plus belle chose qui puisse m'arriver, c'était la mort. Je m'en réjouissais déjà à l'avance, en silence. Le médecin était sorti de ma chambre, ainsi que ma mère.
J'allais pouvoir me balader dans les rues de Magdebourg.
Quelque chose me poussait à acheter des paquets de cigarettes.
Mais quoi ?
Ma tristesse ?
Ma rage ?
Ma maladie ?

Ellipse d'un jour.

Ce matin-là, quel soulagement de voir que Tom n'était pas là. Il ne pouvait pas me faire du mal, comme les jours précédents. Il me manquait quand même.
C'était plus fort que moi. Je l'aimais, fraternellement. pour l'instant, cela me suffisait, car il était tellement cruel envers moi, presque un monstre.
Il pleuvait, comme hier. Encore. En plus de cela, j'avais prévu d'aller en ville après les cours. Pas pour squatter, mais pour fumer. Mais je raconte n'importe quoi. Quand on fume, on squatte forcément. Je suis trop nul.
C'était normal, être en cours, ça me fatiguait. Surtout en mathématiques. Mon cerveau surchauffait à chaque fois que j'essayais de résoudre ces problèmes ou équations.
A quoi, bon, c'était la matière que je détestais le plus.

- Kaulitz ! Vos rêveries sont plus intéressantes que mon cours ?!

Merde ! Encore capté. Troisième fois depuis trente-cinq minutes. A chaque fois, tous les regards se tournaient vers moi. C'était devenu une habitude. Lamentable. Ça le sera encore et encore. Cela n'en finira jamais. Je regardais le professeur dans les yeux, intensément, jusqu'à ce qu'il se sente mal à l'aise.
Stabiliser les personnes, c'était mon point fort.
Je ne savais pas pourquoi ils étaient tous scotchés à mes yeux. Tous.
Je me demandais vraiment ce que mes yeux leur faisaient comme effet.

- Hum.

Son regard se détourna, gêné, il continua son cours. Yes ! J'avais réussi. Yes !
Han, mais je suis de bonne humeur. C'était bien la première fois.
J'essayais de pas montrer ma joie. Non mais oh ! Pourquoi suis-je tellement content ?
Au moment ou j'allais me remettre à écrire la leçon, une douleur à la poitrine, se réveilla.
Horrible, je devais vomir. Pitié, pas du sang. J'avais froid, alors que dans la salle, il faisait une chaleur à crever. Que m'arrivait-il ?
Ma tête tournait, sans compter que ma vue se troublait. Je commençais à angoisser au niveau du captage. Je serais mal si les autres remarquent que je ne vais pas bien.

______________________________ << Zum ersten mal, habe ich wirklich Angst ... >>

Fin de la Première Partie.



Deuxième Partie.

J'avais encore eu de la chance. Ma crise s'était calmée, personne ne l'avait remarqué. Encore heureux, sinon je serais encore allé à l'hôpital. Je m'étais juré de ne plus y aller du tout. Seulement si je n'ai vraiment pas le choix, j'irais à nouveau. Il n'arrêtait pas de pleuvoir. Désespérant. Il faisait froid dehors. Le cours était fini et maintenant j'avais cours dans le bâtiment principal, Histoire. Génial. Je n'aimais pas ce cours non plus.
Je n'aimais rien du tout. Ah si, j'aimais chanter de temps en temps. Personne ne le savait, sauf ma mère. C'était la seule à me connaître de toute façon.
J'aurais aimé faire parti du groupe que Tom a crée. Je savais que ça ne valait même pas la peine, alors je ne lui avais pas demandé. Il ne m'aurais pas accepté puisque je suis tellement étranger à ses yeux. Pourtant, lui il ne l'étais pas. Je savais tout sur lui, ses ressentiments, ses goûts, ses faiblesses, tout quoi. Sauf que je ne savais pas pourquoi il me détestais. Je marchais dans la cour, perdu dans mes pensées, ignorant les insultes qu'on me crachait dans la figure.
Je détestais tellement ses étudiants, ils sont cons et égoïstes.

Quelque chose m'intriguait. Une centaine de pouffiasses se rassemblaient en criant, hurlant presque, le nom de mon frère. Comme par hasard. Hein ? Il est là lui ?
Mon regard se détournait vers ce troupeau de chiennes en chaleur. Il les fuyait sans leur prêter attention. Il se dirigeait vers moi. Ouais, vers moi.
Vers moi ?!
Non pas ça, pas ça. Avec sa bande en plus. Au secours !
J'étais incapable de bouger. Mes jambes ne m'obéissaient plus. Terrifié, j'étais aussi incapable de détourner le regard. Il l'avait remarqué et un mauvais sourire s'affichait sur ses lèvres.

- Alors frangin, surpris de me voir, n'est-ce pas ? Je pense également que tu te demandes ce que je fais ici, non ? Et bien, je vais te le dire. A cause de toi, j'ai dû rentrer, à cause de toi. Je ne peux même pas vivre loin de toi. C'est honteux. Cela me fait honte d'avoir un frère jumeaux comme toi qui ne devrait même pas exister.

Son ton devenait de plus en plus haut et ferme. Tous me dévisageaient , comme à chaque fois. Je m'étais habitué à ça, depuis trop longtemps. Pour la première fois, ses paroles ne m'atteignaient pas. Pour la première fois, je n'avais pas l'impression que ses paroles me concernaient. Pourtant si. Etrange, non ?
Je le regardais incrédule. Il ne me connaissait même pas.
Alors pourquoi me jugeait-il ?
Sûrement pour faire parler les curieux. En plus ça fonctionne.

- Pourquoi m'as-tu adressé la parole si tu me considère comme tel ?

Et là, ses yeux couleurs noisettes s'agrandirent. Il ne s'attendait pas à cette réponse. Pas du tout. La pluie devenait plus forte et les gouttes se faisaient plus pesantes. J'ai trempé jusqu'aux os. A mon avis, le maquillage avait déjà coulé et ma coupe détruite.
Je n'arrivais pas à le cerner.
Je ne voulais pas perdre mon temps à attendre qu'il réponde. Je voulais reprendre mon chemin vers le bâtiment principal. Je ne pouvais pas. On me bloquait le passage de tout les côtés. J'étais piégé. Comme une proie inoffensive.

- Parce que tu es là et que je tenais à te dire quelque chose. Me cracha-t-il.
- Je t'en prie, cher frère.
- JE TE DESTESTE. JE N'AI PAS BESOIN DE TOI POUR VIVRE. TU N'ES RIEN A MES YEUX, A PART UNE VULGAIRE TAPETTE, CREVE !

Ma réaction : un soupir d'exaspération. J'en étais assez surpris, va-t-on dire. Tout le monde s'attendait à que je fonde en larmes, moi aussi. Je ne comprenais pas exactement mais je savais que c'était au faite que je grandissais. Vous allez me dire que ce n'est pas normal de ne pas avoir pleuré quand le médecin m'avait annoncé que j'étais séropositif. Je ne pouvais, je n'y arrivais pas.

- Ne te fatigues pas à me dire des choses que je sais déjà, Tom. J'ai l'habitude et je ne suis plus le souffre-douleur qui pleure à chaque fois qu'on l'insulte. Je souffre beaucoup, certes mais je ne suis plus un gamin ...
J'aimerais mourir, ça oui, crois-moi. Tu vas me dire que je ne suis pas normal à ma façon de réagir, je ne suis déjà normal à tes yeux. Je suis moi-même, Tom et si continues à me parler comme tu le fais, je resterais toujours le même. En revanche, tu as changé et déjà beaucoup trop. Malgré cela, je t'ai toujours considéré comme mon frère et tu le resteras. Je n'ai jamais cessé de t'aimer en tant que frère, cet amour fraternel envers toi ne disparaîtra jamais. Je tenais tellement à te le dire.

Je le regardais intensément dans les yeux pour savoir ce qu'il pensait. C'était très dur à percevoir. Ses poings se serrèrent, il était en colère. Beaucoup même. Je n'avais pas peur. Je ne saurais dire pourquoi il était comme ça. J'aurais tellement comprendre son attitude.
Il s'approcha encore de moi. Une vingtaine de centimètres nous séparaient. Il ne cessait de me regarder avec ses yeux plein de haine et moi avec incompréhension

- Je m'en fous. Dit-il d'un ton sec.
- Je sais. Murmurais-je.
- C'est tout ce que tu avais me dire, Tapette ?

Sur le coup, j'avais voulu lui le dire. Lui parler de ma séropositivité.
Seulement, j'avais un peur de sa réaction et celle des autres.
Son regard devenait plus intense. Il cherchait la réponse dans mes pensées comme le ferait un frère jumeau. Il ne la trouvait, puisque je lui avais interdit l'accès. Cela le frustrait et moi ça m'amusait un peu. Je le cachais bien évidemment.

- Oui, c'est tout.

Mon regard se détachait du sien, en lui tournant les talons. Les autres élèves me laissèrent à présent passer. Certains me dévisageaient étonnés. Je ne leur prêtais aucune attention.
Quelqu'un me suivait. Ce n'était pas lui, mais Andreas , son meilleur ami qui était dans ma classe. Je me retournai vers lui, le fixais. Surpris, il s'arrêta, immobile, il me regardait avec le même regard qu'avait l'ami musicien de mon frère. Mais qu'est-ce que je leur fais ?
Je les regardais tout de même normalement.

- Euh ... Le prof n'est pas là.

Il était déstabilisé et baissa la tête, de honte.
Putain mais qu'est-ce qu'ils ont tous les professeurs à être absents ?
Fait chier, merde ! Et puis les surveillants auraient pu l'afficher aussi.
La pluie tombait encore, les gouttes perlaient de ma nuque jusqu'au bas du dos. Cela me donnait la chair de poule. Je me dirigeais vers le portail du lycée. Ils me fixaient encore. Etrange. Ils sont tellement étrange aujourd'hui. Ce n'était pas rassurant du tout. J'avais et je devais absolument rentrer chez moi avant d'être congelé sur place.
Heureusement que ma mère n'est pas là, je n'ai pas envie qu'elle s'occupe de moi.
Je détestais ça. Je la détestais, sans savoir pourquoi.

Ellipse. Un an plus tard.

Vingt-neuf août deux mille quatre. Deux jours avant mon anniversaire. Déjà presque quinze années d'existence, ça passe vite. Beaucoup trop vite.
Cigarette à la main, je me demandais comment j'avais fait pour vivre tout ce temps avec cette maladie. Ma mère ne cesse de me dire que je deviens sage. N'importe quoi, je trouvais ça débile. Ma voix est en train de muer et cela me faisait tout étrange. La relation entre mon frère et moi n'avait pas vraiment changé. Il me déteste toujours autant et continue de m'insulter. Heureusement, il avait cessé de me faire mal physiquement. Cela m'empêchait pas de souffrir, même si c'est beaucoup moins qu'avant. Je ne l'avais pas mis au courant de ma séropositivité, toujours pas. De toute manière, je ne voyais pas d'intérêt.

- Eh, Bill ! Ton frère a de nouveau une nouvelle petite amie. Me lança Andreas, d'un air pervers.

Géniale information. Je l'avais déjà remarqué.
A propos d'Andreas, il n'était pas mon ami et je n'étais pas le sien. Il me parlait de temps en temps comme ça. Il était aussi le délégué de classe depuis que je suis dans ce lycée. Je suis à présent en neuvième, la troisième si vous préférez, mais en Allemagne on ne compte pas à l'envers comme les Français, donc c'est la neuvième.
Non, je ne me fous pas de la gueule de ces pauvres français.
Je portai la cigarette à mes lèvres et tirai une longue natte avant de recracher la fumée. Le guignol s'était mis à côté de moi, et s'est mis à regarder mon frère embrasser la pouffiasse qui lui sert de petite amie.
Mon frère jumeau a véritablement changé, il est passé de gamin renfermé et timide à un adolescent ouvert d'esprit et insolent.
Je suis aussi parfois insolent, mais juste peu ! Mais seulement avec les professeurs.
Sinon niveau look, c'est toujours androgyne mais un peu plus prononcé.

- C'est pitoyable. Il me fait honte.
- Tu ne cesses de m'impressionner. Me répondit-il en se tourner vers moi. Et toi, tu avais déjà une petite amie ?
- Une fois.

Il me regardait de travers. Je savais qu'il ne s'attendait pas à cette minable réponse. Et oui, Bill Kaulitz en avait déjà une. Bien plus tôt que Tom.
Mais bon, je n'ai pas trop envie d'e parler. Elle m'avait largué après m'avoir trompé. Sympa de sa part, non ?
A vrai dire, je m'en foutais un peu.

- Elle était comment ?
- Belle, gentille et attentionnée.
- C'était quand ?
- Il y a quelques années.
- Pas très bavard, dis donc.

Je me contentais de hausser les épaules. Il se remit à les mater, assez déçu de mes révélations. Je tirais encore deux nattes de suite . La Pause est loin d'être terminée. Dans tous les lycées, la Pause durait une demi-heure. C'est plutôt sympa, je trouve. On a même le droit de fumer. Je voudrais que l'autre me lâche la grappe. Au lieu de lui demander de partir, je ne dis rien. Je me demandais juste comment il pouvait contempler mon frère avec cette fille aussi longtemps. Moi ça ne dégoûterais tout de suite.

- Ce n'est pas ennuyeux de les regarder se rouler des pelles ?
- Non ça va, c'est marrant.
Répondit-il en tournant encore une fois vers moi.

Un sourire s'affichait sur ses lèvres, on aurait cru un gamin. Je le regardais incrédule et ne répondit rien.

- Et toi, comment tu fais pour vivre comme ça ?
- L'habitude.
- L'habitude ? C'est tout ce que as à dire ?
- Oui.
- Pourquoi tu ne parles pas ? Enfin, je veux dire que l'on a pas vraiment de conversation avec toi.


Je n'aimais pas les conversations, c'est pur cela que je ne parle pas beaucoup. A quoi bon, de toute façon ce n'est que pour juger ce que les autres disent. N'ai-je pas raison ?
Je tirais encore une natte, cette fois-ci plus longue. C'était trop bon.
Je la terminai et la jeta au sol afin de l'écraser avec le talon de mes chaussures de sport. Je m'adossais contre le mur de l'établissement, à côté d'Andreas. Il m'énervait, en plus les deux tourtereaux sont juste en face de nous, de l'autre bout de la cour. Super. Le pire était que la moitié des étudiants étaient en couple et s'embrassaient au malheur des autres. Je pense de ce côté-là, ils sont d'accord avec moi.

- A quoi penses-tu ? Me demanda l'autre lèche-cul.
- Tu ne peux pas une fois arrêter de poser des questions débiles ? Tu sais très bien que je réponds vaguement ou pas du tout !
- Oh, calme ! Réjouies-toi que quelqu'un te pose des questions, ça veut dire qu'il s'intéresse à toi !
- Merci pour l'information, je le savais déjà.
- Arrête de me prendre un con.
- C'est déjà fait.


Il me fixait. Je sentais son regard sur moi, comme s'il était aimanté à moi. M'énerve ce gars. Je venais juste de remarquer que tous les autres se sont retournés vers moi, y compris Tom. Oups, je crois que j'avais parlé trop fort. Ils me regardaient de travers. Bon, c'était vraiment super.

- Quoi ?! Vous voulez ma photo ?!!
- Parles sur un autre ton, si tu ne veux pas avoir d'emmerdes.
S'écria mon frère. Espèce d'hérisson !!

Fou rire général. Tous se marraient, sauf Andreas. Je tournais le tête vers lui pour comprendre pourquoi il ne se moquait pas de moi. Il avait une mine désolée.
Me traiter d'hérisson, c'est complètement débile.
Mes cheveux sont coiffés en pics à l'arrière et un mèche de cheveux tombait devant mon ½il gauche.
C'était lamentable, ce n'était juste à cause d'une coupe de cheveux.

- Ne fais pas attention à eux, ils ne te connaissent pas.
- Toi non Andreas, alors fermes ta gueule.
- Je veux juste être ton ami !
- Je croyais que tu étais le meilleur ami de Tom. Tu veux le délaisser juste pour moi ? Non merci, je ne veux pas ta pitié. De toute façon, tu me fais chier et je voudrais que tu me laisses une fois tranquille. C'est compris ?

Je pris mon sac et m'apprêtais à partir, quand il m'attrapa par le bras. Je me retournais vers lui, brusquement en le regardant avec un regard noir.

- Je sais à propos de ta maladie ... Murmura-t-il tout bas.

Figé sur place, mes yeux s'agrandirent. Aucun son ne parvint alors de ma bouche. Depuis un an, je n'avais plus laissé une seule larme couler sur mon visage. Aujourd'hui pour la première fois, une larme perla doucement sur ma joue droite.
Elle m'avait trahi. Ma propre mère.

- J'ai tout entendu quand ta mère l'avait racontée à ma mère. Je suis désolé.
- Tu ne sais rien ... Laisses-moi ... Seul ...

Il me lâcha enfin le bras, il me regardait attristé. Je baissais la tête afin de cacher mes larmes tandis que je marchais dans la foule. Pourquoi fallait-il que quelqu'un soit au courant ?
Pourquoi ?
Ils me dévisageaient encore et certains se précipitaient vers Andreas pour connaître la raison de son attitude.
J'espérais de tout c½ur qu'il ne le raconte pas. Non, je ne voulais pas que tous ces élèves le sachent. Mon frère me regardait avec incompréhension et je savais qu'il voulait savoir ce qui m'arrivait, mais il ne le fit pas. A mon grand soulagement.

Fin de la Deuxième Partie.

Troisième Partie.


Les larmes coulaient à flots sans fin sur mon visage. Anéanti, j'étais anéanti jusqu'au bout. Je n'en pouvais plus. C'en était de trop. Ma détresse me faisait trop souffrir. Je n'arrivais pas à comprendre. Mes jambes ne me tenaient plus. Elles étaient en compotes. Je savais que j'allais m'effondrer au sol avant d'avoir traversé la cour. En plus de ça, je me trouvais à deux mètres de mon frère, il me regardait.
Ma vue se troublait petit à petit que les larmes brûlantes s'écoulaient de mes yeux. J'en avais tellement marre que je me suis laissé tomber à genoux sur le sol. Toujours en cachant mon visage et redoublant mes sanglots, j' évacuais ma colère, ma tristesse et ma souffrance. Ils étaient autour de moi, tous. M'observant comme si j'étais un nouveau né.

J'allais bientôt avoir quinze ans et ma vie est déjà détruite. Il m'a fallut au moins un bon quart d'heure pour me calmer. Complètement exténué, il manquait que je sombre dans l'inconscience et que je reprenne des forces. Maudite maladie. Je la détestais et ne comprends pas pourquoi c'est moi qui l'ai eu, en plus juste à cause d'un putain de piercing. Quelqu'un s'approchait de moi. Je ne savais pas qui c'était et je ne voulais pas le savoir. Ma vie n'avait plus aucun sens.
C'est alors que je sentais sa présence, à côté de moi. Agenouillé à ma droite. Il me donnait son soutien mental. Il l'a enfin compris. Ses yeux rivés sur mon visage caché par mes mains, il s'approcha encore de moi pour les ôter de celui-ci qui était à présent à découvert. Son geste n'était pas brutal, au contraire. Je tressaillis.

- Chut ... Calmes-toi, tout va bien. Tu n'es pas seul
. Murmurait-il.

Il était gentil avec moi. Je ne comprenais pas. J'avais peur. Peur de sa nouvelle attitude et qu'il me refasse du mal. Je tremblais de partout. Lentement, très lentement, mon regard se posa dans le sien.
L'expression de son visage me surprit. Il était pâle d'angoisse, il tremblait aussi et pourtant ses gestes étaient stables et fluides. Il savait se contrôler, au contraire de moi.

- Pourquoi ? ... Pourquoi Tom ?
Lui demandais-je, faiblement.
- J'ai ressentis ta détresse.
- Je n'en peux plus ... Je ne m'en sors plus ... Je n'y arrive plus ... C'est trop dur ... Trop dur ...
- Chut ... C'est de ma faute, Bill. Je suis au courant pour ta séropositivité.
Continuait-il de murmurer tout bas. Elle me l'a dit ...

Quoi ? Elle lui a parlé de ma maladie ? Je n'y crois pas. Je n'y croyais pas. Et pourtant, c'était vrai. Il le savait. Doucement, une larme solitaire s'écoula de son ½il droit. Pour la première fois, je le voyais pleurer pour moi. Mon c½ur se serra. Cela lui faisait mal de savoir que je suis gravement malade.

- Elle me l'a dit ce matin, je ne l'avais pas cru. Je ne l'avais pas cru, comme un con. Andreas me la confirmé, il y a quelques minutes. Tu ne peux pas savoir combien j'ai mal. J'ai mal au c½ur, Bill. Je m'en veux de t'avoir fait souffrir autant. Je ne mérite pas de vivre après ça ... Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ? Pourquoi ?
- La peur ...
- Parles, dis-moi ... Sanglotait-il de plus en plus. Dis-moi, pourquoi tu avais peur ?
- Tu me détestais ... Et je ne voulais pas que tu me frappes ...


Il y a eu un silence. On pleurait tous les deux, comme deux frères. Je ne le reconnaissais plus et en même temps, j'en étais touché. Je surpris d'autres élèves pleurer à cette scène. Je les comprenais et savoir qu'ils me comprenaient me donnait chaud au c½ur.
Il me prit dans ses bras, très délicatement pour ne pas me faire peur et ni du mal. Ma tête enfouit au creux de son épaule, je pleurais encore.

-Je ne déteste pas ... Je ne t'ai jamais détesté ... Je suis jaloux de toi. Me chuchotait-il dans l'oreille, avant que je sombre dans l'inconscience.


Ellipse. Quelques heures plus tard.
Flashback

Il n'était pas loin de moi, je le voyais reculer. Il avançait à reculons vers les barrières de l'escalier qui nous permettais de descendre au rez-de-chaussée. Quelques élèves observaient la scène. Il me souriait tristement.

- Je suis désolé, Bill. Je ne voulais pas que tu sois malheureux à cause de moi ... Murmurait-il.

Il s'arrêta contre le fer.
Il s'assoit au-dessus. Et c'est là que je compris quelle était son attention.
Mais il est fou ?
Je devais le retenir, absolument. Il ne dois pas le faire, sinon je ne serais plus rien.
Aucun, son ne sortit de ma bouche. J'ai peur.
Il me souriait toujours. Je devais le retenir, mais je n'arrivais pas à avancer. Je ne pouvais pas. Mes jambes ne m'obéissaient pas. Une horrible onde d'angoisse m'envahit qu'un coups. Mes yeux me piquaient. Je compris de suite que des larmes s'échappaient de mes yeux et tombaient ainsi dans le vide.

- Ne me suis pas. Ne t'approches pas de moi ... Laisses-moi partir ... Murmurait-il une dernière fois avant de se jeter dans le vide.
- NOOOOOON !!!!!!!!!!!! Hurlais-je.

Un bruit sourd.
Des agitements.
Des cris. Des pleurs.
Une douleur au c½ur me faisait encore hurler.
Mon âme se déchirait. Je ne sentais plus son soutien, plus sa conscience.
Je m'effondrai au sol, incapable de tenir debout.
Criant, hurlant, pleurant de cette douleur. De cette tentative de suicide.
Il voulait mon bonheur.
Il m'a détruit encore plus.
Je ne m'arrêtais plus. En plus de cela, ma maladie se réveilla à son tour et me fit souffrir encore plus. Non ...
Pourquoi a-t-il fait ça ? ...
Non, je ne ferais pas, pas moi. C'est trop lâche, surtout pour notre mère;
Que dira-t-elle si elle apprends que son fils aîné s'est suicidé ?
Il avait vraiment décidé de me faire encore plus souffrir.

Une personne s'approchait de moi et me prit dans ses bras. Andreas. Il pleurait tout autant que moi. Mais il ne pourra jamais comprendre ce que je ressens après ça.
Non, il ne pouvait pas.

- L'ambulance arrive, Bill. Rien est perdu. Chuchotait-il.

Fin Flashback.


Il avait raison, rien est perdu.
Il est dans le coma.
Je n'avais plus que le choix d'attendre qu'il se réveille. Les médecins nous avaient dit, à ma mère et moi, qu'il ne se réveillera pas avant de longs mois voire même des années. Pourquoi l'avait-il fait avant notre quinzième anniversaire ?
Ma mère ne cessait de pleurer. Moi, j'ai arrêté parce que mes yeux sont complètement enflés et mes joues me brûlaient.
Il y avait un grand vide en moi. J'avais de la compassion pour elle, mais je ne pouvais pas le réconforter, c'était trop dur pour moi. Je ne m'étais toujours pas remis et je crois que je ne m'en remettrais jamais. Seulement s'il se réveille à nouveau.
Je lui en veux, je en voulais. Il n'avait pas le droit de me faire ça, non pas à moi.

Je me sentais perdu, et trompé. Aujourd'hui, mon vrai cauchemar a commencé. Vivre sans son frère jumeau. Assis sur mon lit, ma mère sortit de ma chambre.
Cela fait une demi-heure que nous sommes rentré de l'hôpital. Elle voulait savoir comment il a tenté de se tuer.
Je ne lui avais rien raconté. Je n'avais pas le force de le faire. C'était trop dur, et ça l'ai encore. Mes pensées sont mortes et mes sentiments complètement bouleversés.

« Zum ersten Mal alleine
In unserem Versteck. »


Sans le vouloir, ma main avait brandit une feuille et un stylos.
J'avais écrit cette phrase, je voyais ce que j'écrivais mais ne réagissais pas. L'écriture coulait sous mes yeux, je ne me contrôlais pas. J'avais l'impression que quelqu'un écrivait à ma place.

« Ich seh noch uns'ren Namen an der Wand
Und wisch sie wieder weg.
Ich wollt dir alles an vertrau'n.
Warum bist du abgehohen ?
Komm zurück, nimm mich mit

Komm und rette mich,
Ich verbrenne innerlich.
Komm und rette mich ! ... »
 

C'est à ce moment, que je venais de réalisé de ce que j'écrivais. Ma détresse. J'écrivais pour évacuer ma détresse. Je racontais une autre histoire. Celle que j'avais inventé lorsque je n'avais que treize ans; Chaque soir, je me réfugiais dans ce monde imaginaire que j'avais créé. A présent, je l'écrivais. Je ne devais plus replonger, non. Je devais vivre dans la réalité.
Claque mentale.
J'avais toujours autant mal qu'avant. L'évènement m'a trop marqué.
Lentement, je me levai de mon lit et m'approchais vers le bureau ou j'y avais posé mon sac de cours. Je cherchais le paquet de cigarettes et le briquet. J'étais déjà en manque alors que j'ai déjà fumé ce matin.


Fin de la Troisième Partie.

Fin du Chapitre 2.


Coucou. J'ai mis la suite. Elle est plus courte que la précédente. Je m'en veux un peu, mais bon. Je me suis que comme la Deuxième Partie est très longue, je vais faire celle-ci plus courte sinon le Chapitre 2 est trop long. Qu'en pensez-vous ? C'est un triste, mais c'est le court de l'histoire. Je l'ai écrite comme ça. Bon sur ce à bientôt. Avis biens constructifs ?

# Posted on Friday, 06 March 2009 at 4:41 AM

Edited on Monday, 25 May 2009 at 2:23 PM

Musique . Ecoutez-la s'il vous plaît . En lisant le texte si vous voulez .

Musique .  Ecoutez-la s'il vous plaît . En lisant le texte si vous voulez .
Chapitre 3. Première Partie.

Dehors, assis sur le petit muret devant la maison, cigarette à la main, et musique aux oreilles, je regardais la rue déserte.
Il faisait bon, ni trop chaud ni trop froid. Juste bien.
Cela ne faisait que quatre heures que Tom était dans ce sommeil comateux.
Il me manquait. Je voulais de son soutien. J'avais l'impression d'être une âme que l'on avait ôtée d'un corps. Je n'étais plus rien, je l'ai dit. Je n'avais plus l'impression de vivre.
Je m'en veux de pas avoir réussi à le retenir, je m'en veux ne pas avoir compris tout de suite son attention.
Il était trop tard, je ne peux plus revenir en arrière.
Je me sentais mal. Je n'avais même pas réussi à terminer ma cigarette tellement j'avais mal au c½ur. Je l'avais jetée sur la route, dégoûté.

Deux personnes marchaient vers moi. Je dis bien deux parce que je sentais leur présence. Pris de curiosité, je me retournais vers l'endroit d'où venaient les bruits de pas.
Mon c½ur faillit rater un battement.
Ils étaient là, les deux gars qui étaient membres du groupe de mon jumeau. Ils parlaient de moi à voix basse. Tiens eux aussi sont devenu lâches ? Ou bien sont-ils surpris de me voir ?
Et bien on verra. Je continuais de les observer avec insistance, jusqu'à ce qu'ils arrivent à ma hauteur.

- Quelle discrétion ! La prochaine fois, parlez un peu moins fort si vous ne voulez pas que l'on vous entende.

Ils sursautèrent.
Comme c'était comique. Ils se sont effrayés. C'était la meilleure. Un petit demi-sourire niais s'affichait sur mes lèvres. Malgré ce petit sourire, une grande tristesse se voilait au fond de moi. Leur regard se posait sur moi, un peu inquiet.

- Euh ... Salut ... Tom est là ? Me demanda le blondinet.
- Possible qu'il soit là. Mentis-je.

Je n'allais pas tout de même leur dire qu'il voulait se tuer pour moi ? Non, je crois pas. Ils vont prendre ça à la légère ou bien croire que je suis fou.
D'ailleurs à propos, je suis fou de chagrin.
Il n'y avait aucune émotion dans mes paroles. C'était comme si j'étais insensible à mon entourage, et cela était dû a manque de sa présence dans mon esprit. J'essayais de rester émotif, sinon je vas faire une connerie : dire n'importe quoi.

- Sais-tu où il est ? Me demanda le brun aux cheveux longs.
- Oui, mais je crains qu'il ne puisse vous recevoir ...
- Ah.
- Mais, c'est très urgent, il faut qu'on lui parle. Cela fait maintenant deux mois qu'il nous a plus adressé la parole. On s'inquiète. Hein Georg ?
Continua le plus jeune des deux.

Surprise Totale. Gustav était donc celui qui a voulu me protéger, il y a quelques années, quand j'étais dans la cuisine. Je ne m'attendais pas à ça.
C'est fou comme il n'avait pas changé. Il est toujours aussi timide. Ils me fixaient tous les deux, comme s'il étaient attiré par moi. J'espérais qu'ils ne le sont pas. De toute façon, je les connaît très peu. Qu'est-ce que je pourrais leur dire ?
Je ne savais même pas que Tom ne leur avait plus parlé. Etrange.

- Oh ... Je ne savais pas que ... Euh ... En fait, je ne peux pas vous dire où il se trouve.
- Pourquoi ?
Me demanda Georg.
- Pourquoi ? Continuais-je. Je vais vous dire pourquoi. Vous n'êtes pas mes amis. Même si vous êtes les amis de mon frère, je ne le dirais pas. Oh mince, il ne vous a plus parlé depuis deux mois ? C'est simple, vous n'êtes plus ses amis, alors.
Voilà, la réponse à votre question.


Ils me regardaient ébahis. Je m'étais presque mis en colère sans le vouloir. Il faudrait quand même que j'apprenne à me contrôler. Je ne pouvais pas me mettre en colère à toutes les situations que je vais vivre.
Tout ça est dû à mon bouleversement des derniers évènements.

- Tu es cruel ... Euh ... c'est qui ton prénom déjà ? Reprit le brun.
- Mon prénom ? Tu veux savoir mon prénom ? Pourquoi te le diras-je ?
- Parce que nous serons amené à te revoir un jour
. Répondit le petit blond.

Bah, quoi ? Gustav était plus petit que moi. Et puis quoi encore, ils peuvent toujours espérer que je le leur dise. Je ne l'ai jamais dit à quiconque alors pourquoi leur dire comment je m'appelle-même si l'on se reverra probablement un jour ?
Il ne cèderons jamais, C'est ce qui m'impressionnait beaucoup. En général, tout le monde cédait à la première tentative avec moi. Je n'étais toujours pas capable de faire confiance aux gens Surtout à des gens que je ne connaissais pas ou pas beaucoup.

- Je ne veux pas ...
- Et pourquoi ?! Tu as honte ?!
- Oh, calme ! Ne m'agresse pas ! Si je ne veux pas, je ne le ferais pas !
- Et bien, on demandera les gens du lycée alors ...
- NON !
M'écriais-je en me levant d'un coup, angoissé.

Ils me regardaient avec des yeux grands ouverts. Mon Dieu, pourquoi ais-je réagi comme cela ?
Je n'aurais jamais dû. Ils vont sûrement se poser des questions à partir de maintenant.
Je suis dans la merde, dans la merde. Dans. La. Merde.
Je sens qu'ils vont me poser des questions jusqu'à ce que je leur répondrais.
Pourquoi j'ai fait ça ? Je suis un cas vraiment désespéré.

- Il y a quelque chose qui nous échappe chez toi ... Commença Georg.
- Ouais, je n'ai jamais vu quelqu'un réagir comme ça. Rajouta Gustav.
- ...
- Alors, tu vas nous dire pourquoi tu ne veux pas qu'on demande les lycéens ?
- Je ... Euh ... Je suis pestiféré. Et ils me ...Ils me ...


Je fondis en larmes, c'était trop dur. Je ne pouvais pas leur dire ce qu'ils me faisaient. Je ne voulais plus penser à ça. Pourtant, je savais qu'un jour, je serais obligé de le faire. Sans le soutien de mon frère, je cèderais.
Réveilles-toi, Tom. Je ne peux pas vivre sans toi. S'il te plaît.
Si au moins, il savait.

- Je ne peux pas ... Je ne peux pas .... Sanglotais-je.
- Bill ! S'écria quelqu'un.

Oh non. Ils connaissent mon prénom. Leur visage s'éclaira. Par ma malchance.
Je me tournais vivement vers la personne qui m'avait appelé.
Andreas, accompagné de la petite amie de Tom.
Pourquoi sont-ils venus ? Sont-ils obligés de me déranger maintenant ?
M'énerve. M'énerve !
Mes larmes coulaient toujours sur mes joues. Elles ne s'arrêtaient plus.
Pourquoi suis-je sortis ? Si je n'étais pas ici, tout ça ne se serait produit.
Trop tard pour revenir en arrière.
Mes sanglots redoublèrent en voyant la jeune fille pleurer.

- Tom ? ... Qu'est-ce qu'il a ? ... Où est-il ? ... criait-elle, presque.

Elle s'approchait de moi à une allure vive et saccadée.
Elle me regardait avec ses yeux pleins de tristesse. Nos regards se croisaient, se défiaient. Elle ne croyait pas que j'étais le jumeau de son petit ami. Elle n'y croyait pas, car elle a honte. Je le voyais dans ses yeux.

- Où est-il ?
Chuchota-t-elle en s'arrêtant à une vingtaine de centimètre de moi.
- Dans le coma ... IL EST DANS LE COMA !

Elle faillit chanceler, mais Andreas la retint de justesse. Ses sanglots redoublaient encore plus. Blottis dans les bras du meilleur ami de Tom, elle pleurait.
D'une douleur oppressante se réveilla à mon c½ur comme s'il se déchirait encore plus. Ma vue se troubla d'un coup, ma tête tournait horriblement. J'étais pris de vertige. La douleur se propagea au niveau de ma cage thoracique.
Les deux musiciens se précipitèrent vers moi alors quand je tombais à genoux sur le sol. Je ne les voyais pas mais entendais leurs paroles agitées. Un liquide chaud me remonta par l'½sophage. Du sang. C'était du sang.
Ma bouche en fut rapidement remplie. Je ne pouvais plus retenir et vomis ce liquide rougeâtre. Cela faisait mal, très mal.
J'avais du mal à expirer.
Je revomis.
Encore. Encore.
Trente fois en minute.

Mon c½ur battait à une allure folle et pourtant je sentais que ça se calmait. Ma vue redevenait lentement normale. Je pouvais les voir accroupis à mes côtés. IL n'avaient pas appelé les secours, et j'en suis reconnaissant. Je tremblais comme un malade. Une immense onde de fatigue s'était emparée de mon corps me donnant du mal à laisser les yeux ouverts. Je ne devais pas sombrer dans l'inconscience, je devais résister à l'envie de dormir. Je ne pouvais pas, pas maintenant.

- Ça va ? Me demanda Gustav quand il remarqua que j'avais reprit mon esprit.
- Mmmh. Me plaignais-je.

Je voyais le étalé devant moi. Le volume m'impressionnait et me demandais moi-même si c'était possible que j'avais craché autant de ce liquide répugnant et sale.
J'avais encore un peu mal à l'estomac, cela ne m'étonnait pas après ce qu'il avait subi. Mais cela me faisait peur, car je n'avais plus vomi de sang depuis quelques mois.
Ils me regardaient inquiets. Je me relevais avec beaucoup de peine. Ils semblaient être surpris que je tienne debout après ça. Ils firent pareil. Des vrais perroquets, je vous jure.

- Mais puis-je te croire que tu es le frère jumeau de Tom ? Me questionna la jeune fille. Expliques-moi.

Je la regardais d'un mauvais ½il. Elle était obligé de le dire devant les membres du groupe de Tom ? Bien sûr, il fallait qu'elle le fasse, maintenant ils m'observaient étonnement.

- Oui, tu peux me croire. Je ne lui ressemble pas assez ?
- Si.
- Bah alors pourquoi devrais-je t'expliquez que je suis son frère jumeau ?
- Je ne sais pas moi. Je ne te crois pas encore.
- OK. J'ai toujours su ce qu'il ressentait, ce qu'il voulait, pourquoi il était dans tel état. Son âme m'aidait à surmonter n'importe quelle épreuve de la vie. Même quand il me faisait du mal, je m'en sortais grâce à lui. Il ne le voulait sûrement pas mais cela s'est quand même produit. Depuis qu'il est dans ce sommeil comateux, j'ai l'impression de l'avoir perdu, qu'il ne me soutient plus. Je plonge bas. Je plonge, je me noies et je n'arrive plus à remonter à la surface.
Lui expliquais-je à contrec½ur. Je n'avais jamais compris pourquoi il me faisait tellement mal, au début. Ce matin, il me le dis enfin : de la jalousie. Mais quelle jalousie ? Je n'ai pas eu l'occasion de lui le demander. Et peut-être que je ne l'ausais jamais.

Ma voix s'éteignit à la fin de cette phrase. J'allais encore une fois craquer. Je me retenais avec tant de mal. Ils savaient que c'était dur pour moi.

- Ne te retiens pas de pleurer, frère jumeau de Tom. Je te crois, maintenant. Tu as un talent incroyable pour convaincre. Je ne pourrais jamais t'aimer en tant qu'ami, ce n'est pas possible pour moi. Tu ne le sera jamais.
- Ce n'est pas ce que je recherche de tout façon.


Je me tournais vers la porte. Je savais qu'ils me fixaient encore. J'avançais doucement vers la porte d'entrée. Je m'en voulais de lui avoir dit ça. Mais je n'avais plus le choix.
J'étais devant la porte, m'apprêtais justement à descendre la poignée.

- Bill, attends. Ça peut te paraître bizarre et stupide. Mais si je voulais être ton ami, c'est parce que j'éprouve certains sentiments pour toi. Je ... Je crois que je t'aime ... Me dit Andreas.

Je restais sur place. Immobile, à fixer la poignée. Non, ce n'est pas possible. J'ai trop honte. Un lèche-cul amoureux de moi, ça me fait honte. Très honte. Qu'est-ce que je pourrais lui dire pour lui faire comprendre que je ne recherche rien. Je voulais juste que l'on me laisse tranquille.

- Andreas, je n'ai rien contre que éprouve des sentiments pour moi mais tu vois ... Le moment est mal choisi et en plus ... Ça va te blesser mais je préfère être sincère pour que tu comprennes. Je ne t'aime pas, je ne t'apprécie pas, tu me fais chier. Alors laisses-moi en paix maintenant.


Fin de la Première Partie.

Deuxième Partie.

Ellipse. Premier septembre deux mille quatre.

Jour exceptionnel. Premières paroles prononcées par ma mère. Elles résonnaient longuement dans ma tête tandis que j'allumai ma cigarette.
Je n'étais pas allé en cours hier. Je n'avais pas le moral et depuis j'ai encore changé au niveau de mon look. J'en avais marre des pics et puis des mèches qui tombaient devant mon ½il gauche. Je me fais à chaque jour ma nouvelle coupe.
C'est celle-.
Je ne suis pas du genre à me vanter, alors au niveau beauté, je ferme ma gueule. Après, c'est à vous de voir si vous aimez.
De toute manière, je m'en fiche de ce que les autres disent.
A propos, je suis en train de marcher vers le lycée. Je vais en cours aujourd'hui.
Je ne voulais pas squatter chez moi à rien faire.
J'ai continué à écrire les paroles que j'avais commencé après être sorti de l'hôpital. J'en ai fait une chanson avec. Elle n'est pas finie mais il suffit de la mettre au point et le tour est joué.

Le jour de mon anniversaire. Quinze ans, déjà et Tom se trouve dans le coma. Je voulais qu'il soit là, à mes côtés.
Je ne devais pas commencer à pleurer ou à déprimer. Je devais m'y habituer à son absence comme je m'étais habitué à ses coups.
Quelques élèves étaient en train d'emprunter le chemin vers le lycée.
De temps en temps, certains me souriaient tristement comme s'ils étaient désolés. Je fus frappé par ce changement de comportement.
Je jetais le mégot sur le sol et entama la fin du chemin en entrant dans la cour de l'établissement.

Une foule impressionnante se trouvait ici. Je commençais à me sentir mal, être parmi tous ces gens sans la présence de frère, je n'arriverais pas.
Mes battements de c½ur accélèrent.
Lentement, tous ces étudiants se tournaient vers moi en me voyant.

- Salut, comment vas-tu ? Me demanda Andreas en s'approchant de moi avec un grand sourire.
- Je ne vais pas bien.
- Tu verras, tu iras mieux grâce à moi.


Qu'est-ce qu'il voulait dire par « tu iras mieux grâce à moi » ?
Il me fait peur, lui. Je retenais ma respiration. Je n'osais pas bouger. Ca n'allait tout de même pas recommencer, tout ce que j'avais vécu jusque là ?
Il me souriait toujours niaisement.
Mon Dieu, mais je dois me ressaisir. Sérieusement, il me fait vraiment chier.

- Qu'est-ce que tu attends de moi ? Lui demandais-je en m'approchant de lui avec un mauvais regard. Je ne suis pas celui qui te servira de je ne sais trop quoi ! Tu pourras toujours rêver ! Et ce n'est pas parce que mon frère n'est pas là que je te laisserais profiter de moi ! C'est compris ?!
- How ! How ! Bill Kaulitz cherche la bagarre ?
- Non. C'est toi qui cherches. Je ne demande que à être tranquille et toi ... Toi, tu es toujours obligé d'être au travers de mon chemin ! Ras-le-bol de voir ta sale face !!!!


Il déglutit. A mon avis, là, je lui ai fait comprendre que je ne veux pas de lui. Ses poings se serrent. Son regard ne quittait pas le mien. Quelque chose trottait dans se tête, cela se voyait puisqu'il hésitait de le dire. Je le fixais attentivement dans les yeux avec une touche d'interrogation.

- Tu deviens comme ton frère : arrogant. Dit-il, après une longue attente.
- Tu crois ?
- Certainement. Regardes-toi, depuis qu'il est dans le coma. Tu t'en fous des autres.


C'est vrai, je m'en fichais obstinément. Mais c'était normal.
Il me manquait, beaucoup. Savoir qu'il ne se lèvera peut-être plus jamais me fend le c½ur. J'espérais, et je continuerais d'espérer que cela ne se produise pas.

- Cela te gêne ?
- Oui. Normalement, tu devrais être content qu'il soit dans cette posture.
- C'est que tu me connais très mal, Andreas. Je l'aime fraternellement. Je n'ai pas l'impression que tu comprends ça. Tu te crois le plus beau et le plus intelligent, alors que tu ne l'es pas. Ne pense même pas que tous les mecs soient amoureux de toi, car moi je ne le suis pas. Je répondrais jamais à tes attentes.

La foule s'exclama comme si j'étais le vainqueur d'une confrontation ou un duel. Surprenant non ? En fait , je ne sais même pas ce qui leur a prit de réagir comme tel. D'un air interrogateur, je les dévisageaient pour comprendre.
Je peux vous dire qu'Andreas fermera sa gueule. Là, je peux vous le garantir. Non mais quoi ?! Il fallait qu'un jour qu'il ne m'aura pas aussi facilement, de toute façon, ça ne le sera jamais.
Il déguerpit, furieux. Ca va encore barder un jour mais je ne m'en inquiète plus. Je sais me débrouiller maintenant. Soupirant de soulagement, je me dirigeais lentement vers le bâtiment.
Ils me suivaient tous. Mes sourcils se froncèrent. C'est quand même bizarre qu'ils me suivaient. Je trouvais ça vraiment trop étrange, surtout que je n'aimais pas être suivi. Je n'ai jamais la conscience tranquille. Jamais. Devant l'immense porte, je me retournais alors en arrière.

- HEUREUX ANNIVERSAIRE !

Bond de trente centimètres, tellement je me suis effrayé. Mon regard s'attristait lentement au fur et mesure que je réalisais qu'ils ont fait cette surprise à mon frère l'année de ses treize ans. Mon c½ur faillit se déchirer en deux. J'étais leur espoir, celui-ci leur permettra de croire que leur ami ne disparaîtra pas. En même temps, cela m'a fait plaisir de voir qu'il me prennent plus pour leur souffre-douleur.
Mes joues étaient mouillées, de fines larmes perlaient très doucement sur celles-ci. Sans me rendre compte, pour la première fois de ma vie, je leur souriais timidement.


Fin de la Deuxième Partie.

Coucou mes chères lectrices ! Comment allez vous ?
Courte suite. J'espère qu'elle vous plaira et que n'en serez pas déçue.
Donc, je vous laisse.
Bisous
Commentaire constructif ?

# Posted on Tuesday, 21 April 2009 at 4:33 PM

Edited on Monday, 25 May 2009 at 2:25 PM

<< Elle gachait tout mais comment pourrais-je lui en vouloir ? >>

<< Elle gachait tout mais comment pourrais-je lui en vouloir ? >>
Chapitre 4 . Première Partie .

Je rentrais chez moi , heureux , pour la première fois je ne me rentournait pas , je n'avait pas peur , plus peur ...
Arrivé chez moi , je vis ma mère . Elle pleurait et semblaie terrifiée , je couru lui demander se qu'elle avait , elle était par terre , les genoux au sol , du sang tombait , mais bizarement , le sang qui coulait n'était pas le mien , mais celui de ma mère .

-Maman , Que ce passe t'il ?
- Je n'aie plus la force de parler mon grand ...

Et elle perdue connaissance . Je courus jusqu'a la chambre de Tom , je ne sait pas d'où me venis cette idée ...
Je paniquait , je ne savais pas quoi faire . La seule sollution , courir , courir vite jusqu'a l'hopital , la ville était encore loin , je n'en pouvais plus de courir . Mais je devait reussir , il le fallait , je ne voulais pas prendre le risque de la perdre . Mais brusquement quelqun me poussa et je tomba au sol , c'était Andreas , mais qu'est-ce qu'il me voulait encore celui là . Je vis la rage l'envahire , et je vis ... Le couteau ... Plein de sang , je l'attrapa par le col-back et le flanqua au sol , La colère montait

- Quest-ce que tu a fait a ma mère pauvre ordure ?
- Tu n'as pas de coeur , je voulais que tu vois combien tu me fait mal avec tes insultes


Et je ne sait pas d'où me venit ce geste mais , je l'embrassa , tendrement . Et je repensit a ma mère qui c'était faite agréssée par ce con , mais au fond ... Je m'en foutais ... J'était cruel , mais amoureux ...

Ellipse : Le lendemain matin

Reveillé par le bruit de la sirène des policiers , dans le lit d'Andreas je neme souvenaie pas très bien de comment cette nuit c'était déroulée , je sentis le doux baisé de Andreas , je le vis partir avec ces flics , sans rien me dire , c'était injuste ... Je l'aimais ... Des enormes gouttes chaudes dégoulinaient sur mes joues Je le vis me faisant des signes a travers la voiture des policiers , je ne pouvait pas m'arréter de penser a lui , de penser a ce moment magique que fut ce doux baisé , je vis ma mère au loin elle couraie vers moi , mais je l'ignoraie totalment .

-Pourquoi as-tu fais ça ?! Pourquoi faut-il toujours que tu gache tout !!
- Mais mon fils ...
- Je ne suis plus ton fils , je ne le suis plus , maintenant laisse moi !


Je me sentais si mal , et là , je resentais cette douleur atroce , je m'écroulas brutalement sur le sol , et je le vis , partir , puis je perdis connaissance ...

Fin de la première partie

Debut de la deuxième partie :

Reveillé dans un lit d'hopital encor une fois , je me sentais mal , très mal , mais cependant je n'avais plus ce gout horrible de sang dans la gorge , ce qui était pour moi une bonne nouvelle ... Je vis débarquer ma mère aux cotès d'un homme , elle me regardais d'un air coupable , et lui demanda de sortir , elle voulaie me parler ...

- Mon chéri , tout vas bien , j'aie eu si peut pour ...

Je la stoppa en plein milleu de sa phrase , je n'en pouvai plus d'entendre ses fichues exuses bidons , mais ce jour là , elle eu mal réagit et son " gus " venis me parler , il paraissait simpa , meme très simpa et j commencais a l'apprécier , il me parlait de son métier , il était compositeur de musique , je me mit a penser a Tom , je pensais tout le temps a lui mais cette fois encore plus , il aurais été si heureux de pouvoir enregistrer une chanson avec lui , et meme un album , je me mis a pleurer , je ne sait meme pas pourquoi ... Le medecin parlais pendant ce temps a ma mère , elle semblaie déséspérée mais je ne lui parlait plus , meme si je voulais éperdument savoir ce qu'il lui disait . Mais , je n'avais pas le courage de demaner , de peur que ce soit grave . Le medecin dit que je pouvais rentrer chez moi , et le lycée , meme pas la peine d'y penser , hors de question !

Fin du chapitre ( Pour l'instant )

Vos impressions ?
Je suis desolée , la suite n'esst pas parfaite et surement bourrée de faute
mais soyez indulgents , je débute ^^

# Posted on Sunday, 24 May 2009 at 3:29 PM

Edited on Monday, 25 May 2009 at 3:08 PM